Rap français en Thaïlande

Avant de rentrer dans le vif du sujet de cet article consacrer à la place qu’a la Thaïlande dans le rap français, je tiens à préciser qu’il est évident que ces artistes ne reflètent pas mes goûts personnels en matière de musique et encore moins ma façon d’apprécier la Thaïlande.

Thaïlande, base arrière du rap français

Depuis plus d’une dizaine d’années, la Thaïlande est devenue une des destinations favorites des jeunes de quartier qui voient dans ce pays ensoleillé à bas prix, une bonne façon de dépenser l’argent gagné après les ventes de leur récolte.

À tel point que, comme en France, ces derniers se réunissent dans des quartiers qu’ils renomment comme ceux qu’ils ont à la maison, comme celui de la « cité des 4000 » à Patong (Phuket), du nom du célèbre quartier de La Courneuve.

À Pattaya ou Phuket, il n’est pas rare de croiser ces « French Muslim », comme les Thaïs les nomment, paradant torse nu sur des scooters ou des quads.

Il faut dire que la destination est accueillante. Coût de la vie favorable, soleil, lady, boites de nuit. Contrairement à la France, où leur pouvoir d’achat est inexistant, la Thaïlande leur offre un train de vie plus élevé et une certaine liberté.

Le rap français n’a pas son reste dans l’histoire, en étant le fier étendard de ce mode de vie, et le meilleur promoteur de la destination Thaïlande auprès des jeunes, en reprenant dans leurs clips tous les clichés que peut offrir le pays.

Il ne s’agit pas ici d’un « TOP » ou d’un quelconque classement, mais simplement d’un tour d’horizon de ces artistes qui exploitent le Royaume dans leur clip.

1. Akhenaton – Souris encore


On commence par le meilleur, Akhenaton, qui dans ce clip rend à la fois hommage aux femmes et à la culture thaïlandaise, loin des clichés de la prostitution et des filles faciles.

2. 113 – Marginal


On retrouve le 113, non pas au bled, mais dans ce clip réalisé en Thaïlande très orientée Boxe Thaïlandaise.

3. Seth Gueko – Farangseth


Seth Gueko, c’est un peu le Jean-Marie Bigard du Rap français. Son cas est un peu particulier, car ce dernier ne fait pas que parler de la Thaïlande, puisqu’il y vit depuis plusieurs années et y a même monté une affaire.

Si vous êtes de passage à Phuket, vous pouvez toujours aller faire un tour du côté de Bangla Road pour aller faire sonner la cloche du Seth Gueko Bar.

Dans ce clip, full de clichés: Ladyboy, sex, alcool, baston, boxe thai….

4. Jason Voriz – Pob Kan Mai


Ce rappeur niçois, ami et alter ego de Seth Gueko en matière de beauferie, vit lui aussi à l’année en Thaïlande. Tout comme Seth Gueko, il est signé sur le label Neochrome et aborde fièrement son tatouage « Patong City Gang », signe de ralliement des lascars de Phuket. Dans ce clip plutôt soft, plein de référence à la langue thaïlandaise.

5. Alonzo – On met les voiles.

 

Ce son est issu de la bande originale du film « Pattaya ». Le rappeur de Marseille, qui s’est fait connaitre au sein des Psy4 de la rime, nous montre dans ce clip bonne ambiance train de vie de luxe, femmes et T-shirt Chang.

6. Booba – Maitre Yoda


Booba le boss du rap game, est aussi un combattant de Muay Thai. Il était donc logique de le retrouver un jour en Thaïlande le temps d’un clip pour exhiber ses muscles.

7. Gradur – Jamais


Ce clip a été tourné en Thaïlande, mais ne parle pas du pays en lui-même. On retrouve dans ce clip, une apparition de Seth Gueko, des armes, des voitures de luxe, le soleil et un paysage de rêve.

8. Rim’k, AP – Pattaya


Ce son est également issu de la bande originale du film « Pattaya ». Plutôt bonne ambiance, ce duo entre AP et le rappeur du 113, Rim’k, montre le côté festif de la Thaïlande, sans tomber dans le graveleux.

9. Lacrim – Sablier


Une fois n’est pas coutume, dans ce clip tourné à Patong, Lacrim laisse Seth Gueko apparaitre a ses côtés. Ambiance Gangster et Muay Thai au menu.

10. Dasso – Pattaya


Je ne connaissais pas ce rappeur avant d’écrire mon article. Comme d’habitude on y retrouve prostitution, grosse voiture et alcool.

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Written by Yann
Je m’appel Yann ! J’ai vécu en Thaïlande pendant 18 mois où j’ai pu y faire une école de langue pendant 1 an pour apprendre les rudiments de la langue thaïe. J’ai depuis repris des études en France dans le secteur du digital dans le but de m’expatrier là-bas. Amoureux de l’Asie du Sud-Est, vous l’aurez compris, les thèmes tourneront autour de ma reprise d’étude, mon parcours professionnel et du dépaysement.